En 2002...
Nous évoquions alors un « humus fertile », celui « des hommes et des femmes, des pionniers, militants, qui dans les années 80 ont su s’appuyer sur la conviction que pour former à l’environnement il valait mieux être plusieurs et qu’il valait mieux être différents. Ce fut le début de pratiques partenariales, d’un « faire ensemble » sur le terrain autour d’actions locales permettant de mettre en relation des personnes de différents systèmes ».
Nous prenions pour exemple « la création de l’Ifrée (institut de formation et de recherche en éducation à l’environnement) en 1996, dans le cadre du contrat de plan État-Région, formalisée par une association au sein de laquelle se retrouvent les services de l’État (Rectorat, qui met à disposition un poste d’enseignant, IUFM qui dégage un mi-temps de maître de conférence, et DIREN qui assume la part financière de l’État), les collectivités territoriales (le Conseil Régional, principal financeur, les Conseils Généraux), les associations (GRAINE Poitou- Charentes, centres régionaux d’éducation à l’environnement), les organismes socio-professionnels (chambres consulaires) et les universités. »
Et, nous témoignions que « cette constitution a bien évidemment été un travail laborieux qui a nécessité du temps, beaucoup d’énergie, de volontés partagées, de vigilance sur des envies de pouvoir qui surgissaient, de réajustements..., mais qui nous a permis de passer de la connaissance mutuelle à suffisamment de confiance pour une reconnaissance de tous (y compris des associations, signataires au même titre que les institutions ou les collectivités) ».
10 ans plus tard...
Chacun, à partir de ce texte écrit il y a une dizaine d’années pourra se faire juge des évolutions de nos contextes, source de difficultés notamment pour les membres des associations mais aussi pour les agents de l’État.
Pourtant, cette richesse potentielle à la croisée des dynamiques de terrain et des dynamiques institutionnelles est toujours présente. De nouveaux acteurs non « pressentis » il y a 10 ans émergent, des rapprochements sont possibles entres sphères qui s’ignorent pour l’instant et restent à explorer et à construire...
Cet « art » de faire ensemble acquis avec les années, nous sommes forcément toujours capables de le développer avec sans doute toujours sous-jacent le rêve d’une société où la règle du jeu ne serait pas « Si je gagne, tu perds » mais plutôt un jeu « gagnant – gagnant ».
N’est-ce pas un beau challenge pour cette éducation à l’environnement de demain qui se doit d’être « pour tous, partout et à tous les âges de la vie » ?


